The Power of Fantasy – Modern and Contemporary Art from Poland – Palais des Beaux-Arts, Bruxelles





Palais des Beaux-Arts, Bruxelles



The Power of Fantasy
Modern and Contemporary Art from Poland
24.06 > 18.09.2011





Cette exposition de grande envergure rassemble un grand nombre d’œuvres majeures de l’art polonais contemporain. Elle est dédiée à une génération d’artistes dont la carrière a véritablement commencé en 1989, avec la chute du communisme dans le pays. Plus de 30 artistes de renommée internationale, parmi lesquels Monika Sosnowska, Wilhelm Sasnal, Piotr Uklański, Katarzyna Kozyra, et Robert Kuśmirowski, sont associés à cet événement.


Olaf Brzeski


Olaf Brzeski
Dream
Spontaneous Combustion, 2008, resin and soot, c. 175 cm high
Czarna Gallery, Warsaw
© All rights reserved





L’exposition, intitulée The Power of Fantasy, se propose de montrer l’importance majeure des thèmes du fantastique et du magique, de la folie et de l’absurde dans l’art polonais contemporain. Mettant à l’honneur des œuvres d’art qui explorent toutes les facettes de l’imagination, ce spectacle révèle une culture fondée sur des visions intenses et des rêves étranges.

Ces thèmes font aussi le lien entre l’art moderne polonais du XXe siècle et la pratique des artistes contemporains depuis 1989. L’exposition fait cohabiter des œuvres contemporaines et des chefs-d’œuvre emblématiques de célèbres artistes comme Tadeusz Kantor, Magdalena Abakanowicz et Bruno Schulz.

Au total, The Power of Fantasy réunit ainsi près de 200 œuvres, dont certaines ont été spécialement commandées pour cette exposition. C’est notamment le cas d’un projet mural réalisé sur site par l’artiste de rue Mariusz Waras. D’autres œuvres majeures sont exposées pour la première fois en dehors de la Pologne. The Power of Fantasy est l’exposition d’art polonais contemporain la plus complète depuis la fin du communisme. Sans suivre un ordre chronologique, les œuvres sont organisées en divers chapitres, de manière thématique. Parmi les thèmes clés, nous retiendrons l’absurdité du quotidien, l’histoire et la mémoire, l’image du héros, la folie et l’absurde, les paysages surréalistes, l’imagination militante et l’art de dire non.


Tadeusz Kantor


Tadeusz Kantor Works in the Everything Is Hanging by a Thread series, 1973,
photography by Marek Gardulski and courtesy of the Starmach Gallery, Kraków
© All rights reserved





Les artistes dans l’exposition

Fantasmes et imagination revêtent les formes les plus diverses. Dans les œuvres du peintre néo-surréaliste Julian Jakub Ziółkowski et dans les mises en scène baroques de Katarzyna Kozyra, l’excès et la fièvre sont au premier plan. Chez d’autres, c’est l’ancien environnement socialiste – très déprécié dans l’imaginaire populaire – qui stimule l’imagination. À l’instar de l’art, les villes et les rues ordinaires peuvent se transformer en un monde magique contenant maintes possibilités inexplorées et histoires cachées. Józef Robakowski, réalisateur expérimental plus d’une fois acclamé, a capté la vie quotidienne d’une ville dans un projet qu’il mena durant vingt ans et qui consiste en un enregistrement d’images de la ville depuis la fenêtre de sa maison placée en hauteur. Dans l’oeuvre de Monika Sosnowska, Julita Wójcik et Jarosław Kozakiewicz, ce sont des blocs de béton et des édifices publics qui se font les terrains de jeu de l’imagination.

Pour cette génération d’artistes comme pour d’autres avant eux, l’imagination n’est pas un moyen d’échapper à la réalité mais bien de la défier. Nés pour la plupart à la fin des années 1960 et dans les années 1970, ils ont traversé deux mondes, vivant leur enfance et leur jeunesse en République populaire de Pologne mais faisant carrière dans une Pologne démocratique. Leur œuvre est influencée par un esprit de contradiction qui remet ces deux systèmes en question. Des artistes comme Artur Żmijewski et Zbigniew Libera poursuivent ainsi une tradition de réflexion dissidente et critique, profondément enracinée dans la culture polonaise.

Les artistes polonais s’intéressent beaucoup à la façon dont l’histoire s’articule dans le présent. « DOM », œuvre emblématique de Robert Kuśmirowski représentant un cimetière du XIXe siècle sera recréée pour l’exposition. Une pièce est également consacrée aux œuvres de Wihelm Sasnal – un des grands peintres de notre époque – autour de la figure du héros.


Paulina Ołowska


Paulina Ołowska A work from the Accidental Collages, 2004, silk – screen on paper,
Daniel Buchholz & Christopher Mueller, Cologne
© All rights reserved

Stanislaw Ignacy Witkiewicz


Stanislaw Ignacy Witkiewicz S.I. Witkiewicz as Napoleon, 1937 – 39,
photographed by Tadeusz Langier.
Ewa Franczak and Stefan Okolowicz collection, Warsaw
© All rights reserved

Wilhelm Sasnal



Wilhelm Sasnal Kopernik (Copernicus), 2004, oil on canvas Courtesy of the artist
© All rights reserved





Mais le fantastique peut aussi naître de l’ordinaire. Les privations, la bureaucratie et la censure n’ont pas été uniquement des expériences négatives pour la Pologne, du moins dans le sens où elles ont stimulé une remarquable créativité au sein de la nation. Les Polonais ont l’art de faire beaucoup avec rien. Dans les années 1950, Leopold Tymrand donnait à cette faculté le nom de « Fantaisie appliquée ». Et aujourd’hui encore, les artistes continuent d’exploiter cette ingéniosité : Paweł Althamer travaille avec des aînés du quartier et des copains adolescents de Bródno, une banlieue défavorisée de Varsovie, afin de créer de l’art ou, comme il le dit lui-même, un wspólna sprawa (« projet commun »). Un autoportrait collectif monumental et sculptural, « Bródno People », réalisé par Althamer et ses voisins, sera présenté lors de l’exposition.
D’autres jeunes artistes font également preuve d’une ingéniosité extraordinaire, voire perverse. Ainsi, Jan Simon associe des approches technologiques à la manière d’un artisan, et réalise des objets électroniques sortant véritablement du néant. Maciek Kurak a quant à lui évoqué l’art de la « fantaisie appliquée » dans une sculpture baptisée « Fifty-Fifty » dans laquelle une FIAT polonaise – reposant sur son toit – semble actionner une machine à coudre.

L’exposition s’accompagne d’un ouvrage richement illustré de 160 pages, publié sous ce même titre par BOZAR BOOKS & Prestel.





Liste des artistes

Magdalena Abakanowicz | Akademia Ruchu | Paweł Althamer | Mirosław Bałka | Wojciech Bąkowski | Olaf Brzeski | Anna Janczyszyn | Katarzyna Józefowicz | Tadeusz Kantor | Szymon Kobylarz | Jarosław Kozakiewicz | Katarzyna Kozyra | Igor Krenz | Zofia Kulik | Maciej Kurak | Robert Kuśmirowski | Zbigniew Libera | Bronisław Wojciech Linke | Marcin Maciejowski | Jacek Malczewski | Józef Mehoffer | Paulina Ołowska | Włodzimierz Pawlak | Józef Robakowski | Zbigniew Rybczyński | Wilhelm Sasnal | Jan Simon | Bruno Schulz | Monika Sosnowska | Piotr Uklański | Mariusz Waras | Stanisław Ignacy Witkiewicz | Julita Wójcik | Andrzej Wróblewski | Jakub Julian Ziółkowski | Artur Żmijewski.

L’exposition est le résultat d’une étroite collaboration entre le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, l’Institut Adam Mickiewicz à Varsovie, le Musée national de Cracovie et l’Institut polonais à Bruxelles.

Commissaires : David Crowley (professeur au Royal College of Art, London), Zofia Machnicka (Deputy Director Polish Cultural Institute in Brussels), Andrzej Szczerski (professeur a l’Institute of Art History of the Jagiellonian University in Krakow)







Courtesy Palais des Beaux-Arts
Visuels © Tous droits réservés





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~ by Stampfli & Turci on July 4, 2011.

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